je m’en vais vers l’arbre vert…

Bienvenue sur le blog de Henriette la poétesse!

 

Et mon pilier s’écroula…

 a mon beau père… 

 Magnifique était son sourire qui vous rassure au premier regard  pour vous inviter à prendre place à ses côtés, 

Rassurants étaient ses mots 

Comme un père, il me parlait d’un peu de tout sans se lasser 

Juste l’instant de partager quelques confidences…

 On riait de ce bon rire sans penser à ceux qui nous entouraient  Je m’abreuvais de ses histoires drôles contées avec tant de tendresse  On était heureux, Dieu le sait ! Angélique était son visage de vieux malgré le temps passé Il était beau pour son âge  Sous l’ombre de son parapluie, faisant fi des rayons ardents du soleil  Il bravait les chemins pour arriver chez les siens 

Comme un pilier de la maison, il tenait bon pour les siens Il était fort pour les siens  Il était fort pour les miens Il était silencieux dans ses pensées…  Oui ! le silence était son arme devant toute querelle insenséeIl était pieux jusqu’au boutIl était le pilier sur lequel je  reposais

Ah ! Il était mon pilier, je m’adossais… Il était mon beau père Ah ! Père, tu me manques ! Adieu Père ! L’évidence me rejoint ?plutôt je me rends à l’évidence Henriette AGBOTON DAGNOKO 

16 juin 2009 

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Le 22 juillet, 2009
A 20:42
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Maman !

 Je reconnais ton parfum  Parmi ces parfums de femme ! 

Au senteur de  lilas mauve rosé Des champs du Moyen- Orient 

 Comment ne pas reconnaître  Ce parfum qui m’a tant fleuré

Qui m’aurait  dit que je ne sentirai  Plus jamais en toi, ce parfum violacé   

Usée par le chagrin, Je suis mélancolique des temps passés 

 Enivrée par tes douces mélodieuses Qui résonnent encore malgré le temps passé  Je suis nostalgique des jours heureux …  Lilas, belle fleur, des îles du Cap-vert Femme de Praia, pays de la danse BATOUCA   De ton parfum, je suis enrobée 

Incarne toi parmi mes descendants  afin que je puisse conserver ton souvenir à jamais   

Ni disgrâce, ni paresse ne t’a effleuré  

Tu étais d’une bravoure inégalable 

 De ta source débordante,  

Je puise mon essence de femme 

Enveloppe dans ta lumière tes enfants 

 Ma douce maman chérie, afin qu’ils puissent être apaisés et que  ton âme puisse  reposer en paix. Que la  terre te soit légère  Maman Jacqueline ! Henriette AGBOTON DAGNOKO 

 04/06/2009   Fête  des mères (07 juin 2009) 

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A 20:39
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Le mal de l’insatiable

Feu des désirs insatiables

 Feu des fougues inlassables 

Feu des ferveurs démesurées

Juste un moment d’égarement 

 Perdu dans le vice  de l’inconnu sans raison, sans état d’âme

 Peu importe là où le vent souffle  Tant que le plaisir est partagé 

Adieu la moralité de l’humanité 

Adieu ses vœux de chasteté 

Bonjour les rencards cachés On s’en fou, même si ça dérange 

 Tant pis pour les âmes aux cœurs apprivoisés  Juste un moment d’extase et de délire

 Pourvu que le feu soit consumé

 Quant bien même, l’on regrette déjà 

Ces moments de courte folie, 

A quand la prochaine escapade ? 

Feu des désirs insatiables 

 Feu des escapades fugueuses  Feu aux mœurs légères 

On  ne s’en souvient qu’avec des remords 

Henriette AGBOTON DAGNOKO 

 03 juin 2009 

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A 20:33
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Une seule race sur terre


 
Comme un fruit, que tu manges gloutonnement 

Je reste délicieux et sans couleur 

Alors, ne regarde pas la couleur de ma peau        

Car il n’y a qu’une seule race sur terre   

Celle des hommes libres et sans couleur     

Comme un légume, j’agrémente ta soupe au mélange de couleurs  qui te réchauffes des nuits glaciales   

Alors, ne regarde pas la couleur de ma peau  

Car il n’y a qu’une seule race sur terre 

Celle des hommes libres et fiers   

Comme le aras, je m’orgueil du mélange de ma couleur    

Tout en faisant fi de ta discrimination  

 Alors, ne regarde pas la couleur de ma peau              

Car il n’y a qu’une seule race sur terre         

Celle des hommes qui n’ont pas choisi la couleur de leur peau 

Comme un bouquet, que je te tends en guise de mon amitié       

 Sans rancune, ni haine, ni peine qui engendre tant de problèmes je t’invite à partager mon univers aux multiples couleurs 

Alors, ne regarde pas la couleur de ma peau 

Car il n’y a qu’une seule race sur terre 

Celle des hommes libres, fiers et sans couleur 

Comme une équipe, mélangeons nos connaissances          

 Afin que ce monde soit guérit de ses maux           

Sans mépris, prête moi ton patois, afin je te parle de mon frère             

d’ailleurs sans aucune  distinction de couleur, ou d’origine       

Comme un arc-en ciel,

égayons le ciel d’un lendemain meilleur 

et que nos couleurs soient celles d’une seule race sur terre 

Celle des hommes libres, fiers et humains 

Henriette AGBOTON DAGNOKO         

    03 juin 2009 

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A 20:31
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Va au-delà des limites…

   Quand tu liras ces lignes 

Je serai peut être vers des mondes éloignés 

Sers toi alors des forces qui dorment en toi pour te surpasser 

Va au-delà des limites de la vie qui passe… 

Quand tu liras ces lignes 

Je serai peut être vers d’autres cieux 

Vis tout en étant chaste 

Méfie toi des gueux aux langues venimeuses 

 Sers toi alors de ta foi pour te protéger 

Va au-delà des limites de la vie qui passe 

 Quand tu liras ces lignes 

Je serai peut être loin des nuages sombres  Imprègne toi de courage sans relâche 

 Sers toi alors de tes sens pour te relever 

Car la vie elle-même a ses lacunes 

Va au-delà des limites de la vie qui passe 

 Ne laisse pas les sots t’atteindrent 

Relève toi plutôt à chaque trébuche 

Quand bien cela semble difficile 

 Relève le défie qui est le tien  Va au-delà des limites de la vie qui passe 

Quand tu liras ces lignes

 Va au bout de tes peines sans te lasser

 Souviens toi de ces mots que j’ai fais mien : 

Nothing great is achieved without pains and labour 

Donc, va au-delà des limites de la vie qui passe…

 Henriette AGBOTON DAGNOKO                                                                                                          28 mai 2009 

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A 20:26
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Havre de paix

  Loin des grands bruits de la ville 

Loin des regards indiscrets

 Et voilà le refuge de paix 

Loin des nuits aux querelles insensées 

 Loin des voix déveloutées 

 Abandon à cœur joie aux caresses  du vent envoûtant 

 Abandon à cœur joie aux plaisirs délirants 

 Loin des va et vient incessants

  Loin des passants aux pas martelés

 Dors le cœur apaisé aux sons des mélodies de la nuit  Dors, ignorant la piqûre du moustique malappris 

Loin des grands bruits de la ville 

Loin des regards indiscrets 

Sois cet être du Maître dans son bien-être 

Savoure l’instant du présent 

Oublies à cet instant le passé  

 Laisse toi bercer par les sirènes des océans

 Dors le cœur apaisé aux sons des mélodies de la nuit  Dors, et laisse toi aller…. 

Henriette AGBOTON DAGNOKO  

26 mai 2009 

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A 20:24
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Le mal de l’envieuse

Elle me fusilla du regard,

passionnée, diabolique et funeste 

Mon bonheur l’affligeait, elle s’attristait de mes joies 

 N’osant découvrir au grand jour une plaie aussi honteuse, 

Elle a renfermé au-dedans d’elle-même le mal qui déchire et ronge ses entrailles 

Hélas !  Je ne peux soulager son mal.  Quelle envieuse, elle est !  Elle me toisa du regard du haut en bas, d’une passion plus pernicieuse

 Comme la rouille rongeant le fer, minée et consumée par ce mal incurable

 Exempt de peine à mon égard, jurant entre ces dents de m’anéantir…  N’osant découvrir au grand jour son mal aussi honteux,

 Elle épiait mes faits et gestes cherchant toutes sortes de maux N’ayant de répit que lorsqu’elle entendit que je suis malheureuse

 ou Qu’elle vit mes larmes répandrent pour qu’elle puisse déplorer mes disgrâces Martelant des mots dépourvus de tout sentiment d’humanité et compassion

 N’osant découvrir au grand jour sa jalousie aussi honteuse, 

Elle a renfermé au-dedans d’elle-même le mal qui déchire et ronge ses entrailles Hélas ! 

Je ne peux soulager son mal.  

 Elle ne s’approcha de moi que lorsque je ne devins qu’un objet de pitié 

Elle ne venait vers moi, comme ministre du malin esprit

 M’arrachant tout ce qu’il y a de beau et d’éclatant,  Prête à se donner par vice, par cupidité, n’importe où et n’importe quand 

Peu l’importe, pourvu qu’elle blesse N’osant découvrir au grand jour sa haine secrète, 

Oh ! Femme ton visage décèle le mal de ton cœur

 Oh ! Femme impudique Par ta perfidie, les hommes sont troublés réduisant leur courage en témérité, leur sagesse en stupidité, leur prudence en artifice Ton âme agitée et troublée est incapable de discerner la vérité

 La vérité est qu’il m’aime encore… 

Hélas ! Je ne peux soulager ton mal. 

Quelle envieuse, tu es ! 

Henriette AGBOTON DAGNOKO 

26 MAI 2009 

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A 20:22
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Ton regard me suffisait !

 A mes enfants  A peine sorti de mes entrailles, 

Un cri poussé pour annoncer ta venue  Dans ce monde désormais le tien 

D’un regard pénétrant, comme pour me dire que tu es là 

Ton regard me suffisait ! A peine debout sur tes petites jambes, faisant tes premiers pas 

Trop pressé, pour explorer ton univers 

D’un regard inquiet, comme pour me dire : maman, prends moi la main Vers ce sentier plein d’embûches  Ton regard me suffisait ! Ton regard me suffisait pour que je comprenne tes chagrins 

Ton regard me suffisait pour que je comprenne quand tu as mal  Ton regard me suffisait pour que je lise tes angoisses, 

Ton regard me suffisait pour que je sache, 

Oh ! Combien tu m’aimes, mon grand Oh ! Oui, seul un regard peut créer l’univers, le tien c’est le mien L’horizon dans tes yeux m’amène à la réalité,   

S’il t’arrivait d’être loin de moi, souviens toi de ceci :   L’âme fait le regard, Les âmes sont en petit nombre 

Les beaux yeux sont assez rares 

Le regard indifférent est un perpétuel adieu Alors, ne laisse aucune âme assombrir ton regard Cherche plutôt mon regard en toi. 

Henriette AGBOTON DAGNOKO

 22 mai 2009 

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A 20:19
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Ma SADIA

C’est toi, ma Sadia !

Oh laisse moi te regarder tu pleures, pourquoi ? 

Elle s’avança à petits pas de canard

Sa figure angélique où rayonnait son sourire

grimaçait de douleur 

Ses lèvres frémissantes  ne pouvaient placer mot  Tiens mes mains ma Sadia,  je t’aide à marcher ?

Viens, on va gambader dans la cour, ma Sadia !

 Elle se figea raide comme une sentinelle

 Ses membres tremblaient encore d’effroi, 

Le regard pénétrant, elle me dévisagea 

Elle pleura encore des larmes, elle ne comprenait rien… moi non plus  J’ai mis mes bras autour de ses épaules, comme pour la protéger J’ai mis ma tête sous sa robe, comme pour conjurer le mal  en elle

A la fois pudique et honteuse,,je  baissai les yeux 

Elle était nue, un grossier pansement sur son pubis d’enfant 

Ah ! Les exciseuses ont fait leur métier sur ma Sadia ! 

J’ai mis ma joue contre sa joue 

 Enlacées, nous faisions qu’une

 Elle ne comprenait rien  moi non plus  Ah ! Ces mi-humaines aux doigts ensanglantés ont dicté leur loi Pourquoi  et pour qui ? 

Je voulais gambader avec ma Sadia !

 Elle n’avait plus envie de gambader ma Sadia, 

Nous n’étions qu’enfants, succombant à la lumière du jour, 

 Le cœur débordant de joie, nos rires étaient bon enfant 

Ayant, pour seul péché, d’être fille, 

Alors, pourquoi et pour qui ?

 Clitoridectomie, excision, infibulation, introcision…  Ces sinistres mots ne pouvaient effacer et n’effaceront jamais La douleur de ma Sadia 

Elle n’était qu’une enfant ma douce Sadia

Oh ! Arrêtez, Ce ne sont que des enfants. 

 Henriette AGBOTON DAGNOKO 

28 Avril 2009 

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A 20:18
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Je croyais tout simplement…

  Mes meilleures années de femme sont celles passées avec toi

 Mère, j’ai donné de mes entrailles pour assouvir ta soif de père Epouse, j’ai donné mes joies et avalé parfois mes tristesses 

coquine, taquine pour te plaire,  Féroce parfois sans te déplaire 

Je croyais qu’il fallait aimer tout simplement Vouée à l’Unique Dieu de mes ancêtres,

Oracle de mes aïeux  Envoûtée par l’encens de mes croyances, 

Les mains tendues vers les cieux, je priais Le Roi des hommes, Pour qu’Il m’apprenne à t’aimer du haut des cieux 

Je croyais qu’il fallait prier tout simplement  Emerveillée par la vie simple et banale Accroupie parfois dans mon jardin, je contemplais la genèse 

Des laborieuses avec humilité sans me poser trop de question  Comme elles, je voulais vivre tout simplement 

Insouciante comme un bohème sans-souci, sans attache profane, Limitée par le temps d’une vie imprévoyante, Je ne me souciais guère du lendemain 

Limitée dans mon espace, de mes mains aux doigts de fée, Je transformais notre univers en havre de paix, 

Sans calcul d’un X et un taupin  Je voulais y vivre tout simplement

 Alors pourquoi veux tu que j’aille chercher au loin, Ce que j’ai déjà tout près ? 

Je croyais qu’il fallait aimer, prier et vivre tout simplement  Je croyais tout simplement… 

Henriette AGBOTON DAGNOKO

 06/01/2009

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A 20:12
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