Il pleut !
Une chaleur accablante à vous couper le souffle
La peau moite et collante Les nerfs à vifs Une sueur ruisselant à fleur de peau La peau moite et collante qui dégage du chaud
Du chaud que l’éventail de fortune ne peut apaiser
On attend d’être délivré de ce souffle chaud… Torse nu on se couche carrément au sol mi-bétonné
Jaugeant à moitié nue, juste enlacé d’un pagne Une chaleur insoutenable, à vous sécher la gorge On se raconte des histoires pour passer le temps On attend d’être délivré de ce souffle chaud…
Dehors, les nuages dessinent des monstres noirs Le ciel s’assombrit tout à coup Le tonnerre gronde et jette ses éclairs, Les oiseaux ne chantent plus,
le vent siffle la rafale Aucune âme ne traîne dehors, tout le monde est à l’abri Enfin ! Il pleut…
Elle, la déesse des eaux tambourine Et chante en cacophonie au-dessus de nos toits Elle balaie tout sur son passage en tornade et en torsade ! Elle réveille au passage la mer de son nid,
S’échouant avec elle sur la berge Elle rafraîchie en passant la terre jadis achaudie par le soleil Elle nettoie de ses grosses gouttes nos visages amusés On y prend plaisir sans se soucier de la fièvre qui nous accable déjà Enfin ! Il pleut…
Dans la cour on s’organise déjà On cherche tout récipient de fortune pour recueillir l’eau de pluie Pour faire le repas du soir au bois encore humide Le balaie à la main on nettoie ce qui reste des eaux passées
Le temps de retrouver notre chambre aux murs ocres Rafraîchie par la pluie et parfumée à la senteur champêtre Et ce grand lit au drap blanc pour un sommeil paisible et réconfortant Car après la pluie, c’est le beau temps
Enfin ! L’orage est passé… Il faut se donner du bon temps !
Henriette AGBOTON DAGNOKO 01 Septembre 2009
